Revue de trésorerie hebdomadaire : le format qui aide vraiment à décider
Une bonne revue de trésorerie n’est ni un gros reporting ni une réunion anxiogène. C’est un format court qui permet de voir ce qui doit être arbitré maintenant.
L'equipe Alfred
Publication collective
Beaucoup de revues de trésorerie échouent pour une raison simple : elles mélangent historique, commentaire, budget, intuition et urgences du jour. Résultat, on regarde tout et on décide peu.
Ce qui doit tenir sur une seule page
Pour être utile, une revue hebdomadaire doit être compacte. Quatre blocs suffisent généralement.
- Solde d’ouverture : le cash disponible au début de la période.
- Encaissements attendus : ce qui doit réellement rentrer, avec niveau de confiance.
- Décaissements engagés : ce qui sortira sauf arbitrage explicite.
- Solde projeté : le point d’arrivée si rien ne change.
Les 6 questions à poser chaque semaine
- Qu’est-ce qui doit absolument être payé cette semaine ?
- Quels encaissements attendus sont réellement confirmés ?
- Quels flux peuvent être décalés, négociés ou étalés ?
- Y a-t-il un événement exceptionnel à isoler de l’exploitation courante ?
- Quel est le point de tension à surveiller avant la prochaine revue ?
- Quelle décision doit être prise maintenant, et par qui ?
Comment classer les sujets
Une revue de trésorerie utile ne traite pas tous les sujets au même niveau. Classez-les pour éviter la dispersion.
- À décider : action immédiate avec impact cash très proche.
- À négocier : sujet pouvant être arbitré sur délai, montant ou priorité.
- À surveiller : risque réel, mais pas encore critique cette semaine.
Les erreurs qui rendent l’exercice inutile
- Confondre facture émise et encaissement attendu.
- Ajouter trop de détails et perdre la vue d’ensemble.
- Mettre à jour le tableau après la réunion au lieu de le préparer avant.
- Ne pas distinguer les sujets certains des sujets probables.
- Ne pas tracer les arbitrages pris la semaine précédente.
Le format de réunion qui fonctionne
Une revue de 30 minutes suffit si elle est disciplinée.
- 5 minutes pour relire le solde de départ et les écarts de la semaine passée.
- 10 minutes pour valider les flux entrants et sortants les plus sensibles.
- 10 minutes pour arbitrer les décisions.
- 5 minutes pour assigner les actions et dater la prochaine vérification.
Où Alfred peut intervenir
Alfred peut servir de base de travail commune lorsque vous voulez relier données financières, prévisions et supports de restitution dans un même espace.
- Relire les données bancaires et comptables sans multiplier les fichiers.
- Conserver un cadre cohérent entre revue de trésorerie, prévisions et tableaux de bord.
- Partager la même lecture entre finance et direction.
À retenir
- Une revue utile sert à décider, pas à commenter un tableau.
- La trésorerie se pilote avec des flux probables, pas avec des intuitions vagues.
- Chaque écart important doit déboucher sur une action assignée.
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